jeudi 16 avril 2009

L’office des étrangers est tout, sauf humain

Ce n’est pas une grande nouvelle, mais, l’office des étrangers prouve une nouvelle fois le manque d’humanité qui sied dans son instance. Si ces derniers temps le problème des « sans-papiers » émeut l’ensemble de la population, intellectuels, artistes, étudiants, académiques, politiques, sauf la Ministre en charge du dossier, la libérale néerlandophone Annemie Turtelboom, je ne peux que m’insurger du traitement que l’on inflige à Rudy Nzimo cet étudiant camerounais qui, après un voyage dans son pays d’origine s’est fait arrêté à l’aéroport, car la photo de son passeport ne lui ressemblait pas… En tant que Secrétaire général de l’Union des Étudiants de la Communauté française, j’avais déjà réagi à la problématique des étudiants étrangers dans une carte blanche commune cosignée par la CGSP enseignement, le SEL-Setca, la CSC-E et l’Unécof (cette carte blanche est disponible en suivant ce lien). Un étudiant en dernière année de polytechnique devrait avoir bien d’autres préoccupations que de savoir s’il pourra, à l’aube de la fin de son cursus, rester ou non sur le territoire belge, et ce, pour une sombre histoire de photo. Les autorités de son pays assurent pourtant l’Office des étrangers de l’identité de cet étudiant, mais rien n’y fait, une tentative d’expulsion, fort heureusement avortée, a été tentée ce jour.

Il est, pour moi, impératif que toute personne désireuse d’entamer, ou de poursuivre des études en Belgique et singulièrement en Communauté française, puisse le faire sans contrainte. Et qu’à l’issue des études, une fois diplômée, cette personne puisse travailler en Belgique sans restriction.

Permettre à ces étudiants de nationalité étrangère de suivre leurs études en Belgique est enrichissant tant pour la personne, son pays d’origine et nous qui par ce biais pouvons découvrir de nouvelles cultures, de nouvelles manières de penser,… qui ne peuvent que contribuer à un développement positif pour l’ensemble des habitants de notre territoire.

mercredi 15 avril 2009

Il ne faut pas généraliser l’image donnée.

Ces derniers jours, le métier de député régional s’est résumé à une image, celle de vacancier profiteur. Mais il ne faut pas généraliser le voyage en Californie d’une poignée de députés et l’assimiler au travail de tous les autres. Certains voyages sont d’ailleurs fort utiles pour se rendre compte de la manière dont se passent les choses à l’étranger, pour conclure des contrats économiques, pour découvrir de nouvelles cultures,…

Je ne conçois bien entendu pas le métier de député comme un métier touristique où l’on va de temps en temps au Parlement, que du contraire. Je suis persuadé que c’est à force de travail et d’acharnement qu’il est possible de mener à bien les objectifs que l’on se fixe.

Une fois de plus, certains ont exagéré et donnent une image négative du monde politique en général et c’est déplorable. Je veux défendre l’image de tous les députés qui passent leurs journées, soirées et parfois week-end en réunion, en session, en commission pour défendre leurs idéaux en proposant des textes de loi permettant d’améliorer le quotidien des gens. En tout cas, si je suis amené à siéger, c’est la manière dont je conçois les choses !

vendredi 10 avril 2009

Programme du week-end

Vous souhaitez me rencontrer ce week-end ? Pas de problème, voici mon agenda.

Vendredi 10 avril

20h30 : SoniCorchestra en concert à la salle le Guinguet de Thoricourt

Samedi 11 avril

14h30 : Bavard'Âge à la Maison du Peuple de Naast

20h00 : Festival de DJ's à la Maison du Peuple d'Ecaussinnes d'Enghien

jeudi 9 avril 2009

Et pour Ecaussinnes...

On ne peut pas encore dire que la campagne soit réellement lancée. Les premières conférences de presse sont derrière nous, mais les panneaux électoraux ne sont pas encore installés, aucun tract n’a encore été distribué,… Néanmoins, la motivation est là et les idées ne manquent pas. La Région Wallonne est par essence même la tutelle qui peut améliorer nos communes, notamment dans leur infrastructure, pas le biais de subventions. Dans le bilan de la mandature 2004-2009, on peut constater qu’Ecaussinnes n’a pas été la première commune qui a bénéficié de ces aides, non pas par mauvaise volonté de la Région, mais par manque de projets exprimés par les majorités qui se sont succédées. Je suis persuadé qu’avec un bon relais au niveau régional, à défaut d’une majorité innovatrice, il existe une possibilité de développement pour Ecaussinnes.

Il y a, à Ecaussinnes, un manque évident d’infrastructure culturelle. Mis à part le « Centre culturel de l’Avedelle » qui ‘a de culturel que le nom, notre commune fait pâle figure à côté des entités voisines. Bien entendu, il n’est pas question de construire une salle similaire à Forest National, mais, à notre échelle, un lieu de développement culturel est indispensable pour le bien-être de tous. La culture permet à chacun une émancipation et apporte une plus-value à tout un chacun.

Au niveau du logement, Ecaussinnes a déjà raté une fois le coche et a dû passer une séance de rattrapage. Hors de question que cela se reproduise si la commune à un relais sur place qui peut veiller au suivi des dossiers et à rappeler aux intéressés qu’ils doivent les rendre. Vu les nouveaux programmes d’investissements que propose le PS et vu la demande sur Ecaussinnes, il est impensable, à l’avenir de ne pas pouvoir bénéficier de ce genre de logements. Par ailleurs, je souhaite que tous puissent avoir un logement là où ils le souhaitent (dans des limites urbanistiques raisonnables, bien entendu) et à un prix abordable, c’est pourquoi je veux mettre l’accent sur les différentes aides régionales que l’on peut développer pour permettre à tous d’avoir le toit de leur choix !

Les infrastructures sportives de notre commune deviennent vétustes et ne sont plus adaptées pour accueillir des sports de haut niveau sur Ecaussinnes. L’état du terrain de football est déplorable, les problèmes techniques au Hall Polyvalent n’en finissent plus, de nouveaux clubs ne trouvent pas d’endroit où s’installer, les femmes/filles sont souvent obligées d’aller dans des entités voisines pour pratiquer le sport de leur choix. Il est impératif d’adapter les infrastructures sportives et d’ouvrir l’offre sportive à une vaste gamme pour tous.

Pour Ecaussinnes, à la Région, je souhaite défendre la création d’infrastructures culturelles, la rénovation et l’amélioration des infrastructures sportives et une augmentation du nombre de logements sociaux ainsi qu’une amélioration des aides au logement. Et ce n’est qu’un début…

vendredi 3 avril 2009

Programme du week-end

Vous souhaitez me rencontrer ce week-end ? Pas de problème, voici mon agenda.

Samedi 4 avril

12h : Prise des photos officielles pour la campagne - Boulevard de l'empereur à Bruxelles

17h : Arrivée de la course "Triptyque des Monts et Châteaux" à la gare de Soignies

21h : 100 ans de la Maison du Peuple de Marche-lez-Ecaussinnes

Dimanche 5 avril

10h : Marché de printemps à la Place Cousin à Ecaussinnes

12h : Dîner du club cycliste "Vélo Sprint" à la Maison du Peuple de Naast

Du bon usage de la Scandinavie

Quelques réflexions en vrac, inspirées par l'actualité

a) le G 20 d'abord : comme l'écrit le prix Nobel d'économie Paul Krugman sur son blog, on s'attendait à moins, mais la crise n'est pas finie, loin de là. La Chine manifeste actuellement ouvertement son inquiétude devant la valeur réelle des titres de la dette américaine qu'elle détient en masse et la consommation occidentale de biens chinois diminue... l'économie internationale est comme un jeu de dominos... sauf que ce n'est pas un jeu. Je pense que l'événement le plus remarquable est que le G20, créé au lendemain des crises financières de moindre ampleur des années 1990, ne regroupe pas uniquement des États de l'hémisphère sud et s'impose par rapport aux autres instances internationales. Cela nous permet de rêver d'un "village mondial" bien régulé, égalitaire... mais ne rêvons pas, le sommet qui s'achève marque un progrès, mais pas la fin de l'histoire.

b) la Belgique, paradis fiscal ? Je viens d'entendre cela à la radio... en tout cas, ce paradis n'est pas ouvert aux salariés et aux indépendants que l'on menace d'une nouvelle politique de rigueur.

c) le bel avenir du modèle scandinave ? Au Parlement wallon (rappelons que je suis candidat à un siège dans cette enceinte), la gauche et la droite s'affrontent et dialoguent. Dans le cadre d'un débat sur le chômage wallon, le MR évoque le modèle scandinave... J'aimerais savoir de quoi on parle exactement. La Scandinavie est le berceau et a été la référence de la social-démocratie moderne jusque dans les années 1970 : des services publics de qualité moyennant une fiscalité élevée, une concertation sociale permanente entre l'État, le patronat et les syndicats, garante du plein-emploi et de reconversions industrielles efficaces sans coûts sociaux.... Si c'est ce modèle qui est devenu la référence des libéraux francophones, je ne peux que me réjouir, mais je crains qu'ils n'aient retenu que le slogan danois de la "flexsécurité" (entendez flexibilité et sécurité)... et, euh, surtout la notion de flexibilité. Enfin, on verra, restons à l'écoute et notons que l'on n'ose plus parler du modèle anglo-saxon de Thatcher, Reagan et Bush, responsable de l'état du monde actuel. L’avenir est bien au socialisme !

jeudi 2 avril 2009

Ciel bleu et nuages

Le printemps est de retour... pour la 2e fois. Je ne boude pas mon plaisir et espère une campagne sous le soleil.



Beaucoup de nuages cependant dans l'actualité

1) l'évolution de l'économie est le dossier le plus préoccupant. Le chômage européen vient de franchir la barre des 8% tandis que l'inflation est inférieure à 1%. La mauvaise nouvelle pour les travailleurs serait-elle compensée par une bonne nouvelle pour les consommateurs ? Hélas non, la majorité des consommateurs étant eux-mêmes des travailleurs (ou d'anciens travailleurs, ou de ch^meurs qui aspirent à travailler), c'est une mauvaise nouvelle pour tout le monde. Un taux d'inflation si faible indique surtout que l'on consomme moins en Europe parce que les revenus diminuent, notamment du fait de la progression du chômage. L'inflation doit être combattue lorsque, comme dans les années 1970, son taux est plus important que celui du développement de l'économie réelle. Dans les autres cas, elle est aussi une forme d'électrocardiogramme de l'état de l'économie et un électrocardiogramme plat n'est pas une bonne nouvelle.

2) le G20 aura vu l'affrontement de deux conceptions du traitement de l'économie malade. Pour les progressistes (G. Brown et Obama), il faut soigner activement le malade et investir dans les "médicaments", soit concrètement dans des plans de relance. Pour la droite, le malade guérira tout seul, il suffit d'être patient et, le cas échéant, de recommander la diète, soit concrètement réduire les dépenses publiques. Curieusement, on prétend en Europe que nous pourrions nous passer de plan de relance parce que la Sécurité sociale, plus importante qu'aux USA, protégerait les économies nationales. En clair, le fait qu'une personne qui perd son emploi puisse continuer à consommer grâce à ses allocations de chômage permettrait d'éviter la déflation et une aggravation de la crise ; C'est amusant d'entendre cela dans la bouche de la droite néo-libérale et peut-être pas entièrement faux au plan macroéconomique. Mais ne nous leurrons pas : l'hostilité de la droite aux politiques de relance dissimule une hostilité à toute réforme fiscale qui n'imposerait pas que les revenus du monde du travail. Et prétendre que les revenus de remplacement versés par la sécurité sociale peuvent à eux seuls, ou presque, garantir la santé de l'économie, c'est ignorer la modicité de leurs montants.... cette modicité résultant elle-même de l'absence de réforme fiscale... CQFD

3) Et le Forem... J'ai apprécié la rapidité avec laquelle le gouvernement wallon a donné suite à un rapport très critique à l'égard de la gestion de son administration, mais, selon la formule consacrée, il ne faudrait pas "jeter le bébé avec l'eau du bain". Partout en Europe, des institutions comme le Forem essaient d'orienter les chômeurs vers les emplois qui existent encore sur le marché, en assurant, au besoin, leur recyclage professionnel. En Scandinavie, cela marche, ou a marché, mieux, c'est certain et là, la reconversion commençait parfois avant même la fermeture des entreprises, tant la collaboration entre patronat, syndicats et gouvernement était efficace. L'alternative, c'est le marché du travail sous la forme d'un marché aux esclaves. En Wallonie, le PS se bat pour une modernisation des outils publics de lutte contre le chômage et une réforme de l'enseignement professionnel.