Xavier Dupont est le président du Parti Socialiste à Ecaussinnes.
lundi 15 novembre 2010
lundi 8 novembre 2010
Alléger la facture énergétique des Ecaussinnois
Lors du conseil communal du mois de novembre, le PS a réclamé la mise en œuvre d’une politique énergétique permettant de réduire la facture des ménages et, en même temps, de respecter l’environnement.
Le PS a déposé trois propositions concrètes.
1. Le PS réclame du Collège l’octroi d’un chèque énergie aux ménages économiquement défavorisés. Il s’agit d’appuyer un dispositif mis en place par le Ministre Paul MAGNETTE. Il s’agit aussi de respecter le vote à l’unanimité par le conseil communal du mois de janvier 2009 d‘une proposition du PS. Depuis près de deux ans, la majorité ne tient pas compte de cette décision démocratique. A l’approche de l’hiver, il est encore possible de mettre en œuvre ce dispositif pour lequel des moyens ont été prévus au budget ! Le budget nécessaire à cette mesure a été estimé à 500 000 €, la moitié de la somme que la majorité voulait investir pour une nouvelle rénovation d’une potentielle salle du Conseil communal, la troisième du nom, en juin. Fort heureusement, ce nouveau projet inutile a été bloqué grâce à l’initiative du PS !
2. Le PS demande au Collège d’intensifier l’investissement de la commune dans l’équipement des services publics en dispositifs économes de chauffage et d’éclairage. Une priorité pour le PS est d’équiper en particulier les écoles afin que le confort des élèves ne subisse pas les conséquences de nouvelles envolées des tarifs. Les recettes budgétaires d’aujourd’hui doivent être intelligemment utilisées pour que l’impôt n’augmente pas demain.
3. Le PS invite le Collège à mettre à étudier les possibilités d’une intervention directe de la commune sur le marché énergétique local pour obtenir, pour les citoyens, les meilleurs tarifs. Le principe est simple : face à une société commerciale, 10 000 personnes sont plus fortes ensemble, représentées par un pouvoir communal, que 10 000 clients individuels. Les outils d‘une régulation existent, mais il faut les utiliser ou, en un mot, administrer. Le PS demande au Collège de présenter, avant la fin de l’année, un plan d’action pour 2011 et 2012.
lundi 18 octobre 2010
mercredi 13 octobre 2010
La SNCB va-t-elle rester un service public ?
Le Conseil d’Administration de la SNCB prépare actuellement un nouveau plan de restructuration qui risque de mettre en péril la qualité de service public des chemins de fer. Les dispositions à l’étude ne sont effet guère réjouissantes pour les usagers, en particulier si ceux-ci comptent parmi les plus démunis et les personnes âgées.
Deux mesures ont retenu mon attention :
1. Tout d’abord, de nombreuses gares vont probablement fermer et, l’avenir nous le dira si celle d’Ecaussinnes figurera parmi les victimes. Fermer une gare permet sans doute de réaliser à court terme des économies mais a aussi trois conséquences :
● Premièrement, les services offerts aux usagers vont diminuer comme peau de chagrin. En effet, ce sont des dizaines de personnes qui ne pourront plus bénéficier des services rendus par les guichetiers. Or, ceux-ci ne se contentent pas de vendre des billets mais renseignent les voyageurs sur les horaires et les tarifs les plus avantageux. Le web, c’est pratique mais tout le monde ne dispose pas d’Internet pour consulter, en ligne, les services de la SNCB. Cette réforme va donc commencer par entretenir la fracture numérique en Belgique !
● Deuxièmement, bien que des licenciements ne soient pas encore annoncés, il est inévitable que la fermeture de gares signifie socialement au minimum le non remplacement des guichetiers actuels lorsque ceux-ci feront valoir leurs droits à la retraite.
● Enfin, on peut également s’attendre à une augmentation du prix à payer pour un billet. si on ne parvient pas à l’imprimer soi-même via Internet. L’expérience récente des nouvelles modalités de commercialisation des billets internationaux l’a montré et, en outre, l’on sait que les billets achetés au cours du voyage sont déjà majorés.
2. L’augmentation récente du prix de la Key Cards pourrait être annonciatrice des choix commerciaux de la SNCB et de la perte d’intérêt des gestionnaires de celle-ci pour la satisfaction de demandes sociales. La Key Card permettait des voyages de courtes distances à un prix attractif. et répondait notamment au besoin des personnes âgées qui profitaient du train pour aller faire leur marché dans une ville voisine ou encore à celui des demandeurs d’emploi qui devaient se rendre dans un ville proche. L’augmentation de son prix s touchera de plein fouet ces deux catégories sociales.
A travers ces mesures, la SNCB prouve qu’elle se détourne de ses missions de service public qui lui sont assignées. La faiblesse de son investissement dans le confort des navetteurs en est une autre preuve. Dans le meilleur des cas, nous sommes devenus des « clients » ; au pire, du bétail.
lundi 11 octobre 2010
La surdité politique de la majorité à Ecaussinnes
Au cours de la séance du conseil communal du 11 octobre, le PS a dénoncé à deux reprises la surdité politique du Collège et le développement d’un déficit démocratique à Ecaussinnes.
1. La majorité n’écoute pas le Conseil communal
Au mois de septembre 2010, le Parti Socialiste a déposé et fait voter, à l’unanimité, une demande de réfection en urgence d’une partie de la voirie communale. Cette délibération prévoyait que devaient être réparées en priorité les routes et les rues qui soit sont utilisées par les services du TEC, soit se situent aux abords d’une école, soit permettent l’accès au village.
Faisant fi de la délibération votée par le conseil, le Collège s’est borné à annoncer la réfection de quatre sites (Rue Maurice Canon, Rue de Castia, Rue Lefort, Place Cousin) dont les caractéristiques ne correspondent pas à la demande exprimée par les conseillers communaux, même si quelques travaux sont certainement là aussi nécessaires.
Le Parti Socialiste a maintenu sa demande initiale et invité le Collège à se conformer aux décisions du Conseil communal.
2. La majorité n’entend pas les citoyens
A Ecaussinnes, l’urbanisme fait débat. Actuellement, le dossier de la construction d’un immeuble à la rue du Daim a suscité la mobilisation d’un groupe de citoyens. Venus assister à la séance du mois de septembre, ils ont dû attendre plusieurs heures pour pouvoir s’exprimer.
Le PS ne dispose pas de toute l’information utile pour juger des contenus de ce dossier polémique dont la responsabilité de la gestion incombe au collège. Il a pris toutefois la position suivante. Premièrement, il est politiquement inadmissible qu’un Collège fasse fi de l’avis rendu par la commission consultative instituée en matière d’urbanisme par la Région wallonne et traite de façon cavalière des citoyens venus exprimer leurs doléances. Les comités de quartier constituent une expression respectable de la démocratie locale spontanée. Deuxièmement, il est incohérent de la part de la majorité actuelle de renoncer à réguler le développement immobilier à Ecaussinnes alors que plusieurs de ses membres ont fait campagne sur le thème de la conservation du caractère rural du village.
Le PS a réclamé une modification du règlement d’intérieur du conseil communal prévoyant le droit des citoyens à être entendus en début de séance.
lundi 13 septembre 2010
Priorisation de la rénovation des voiries communales
Lors des conseils communaux, le PS dénonce fréquemment la mauvaise gestion des finances publiques par la majorité. En janvier 2010, nous avons critiqué le dépôt d’un budget annuel en déficit. En juin, nous avons obtenu l’annulation d’un projet qui aurait coûté près d’un million d’euros pour une nouvelle et inutile transformation de bâtiments administratifs.
Aujourd’hui le PS monte au créneau pour une autre raison : des travaux nécessaires à la sécurité des citoyens ne sont pas exécutés alors que les moyens financiers existent. L’état des rues et des routes du village est désastreux : nous sommes plus de 10 000 à les parcourir, des millions ont été votés pour les rénover et la commune n’effectue pas toutes les réparations nécessaires alors qu’un nouvel hiver approche.
On peut légitimement se poser des questions face à cette situation. L’état de la voirie du village résulte-t-il d’une usure, normale ou anormale, des matériaux ? De l’impact du passage des camions utilisés dans le cadre de la construction de nombreux immeubles ? Des conséquences de l’hiver dernier ? De l’incapacité de la majorité à s’entendre sur les dossiers que les échevins présentent ?
Le PS réclame non seulement des explications sur l’origine de la dégradation des routes communales, mais également un plan d’urgence pour garantir la sécurité des transports et le confort des déplacements.
Avant l’hiver, il est impératif que les principaux axes de circulation à Ecaussinnes soient remis en état afin d’éviter les accidents de roulage, mais également les dégâts qu’une chaussée dégradée peut causer à la suspension des véhicules des particuliers.
Lors du Conseil communal du mois de septembre, le PS a demandé que soient sécurisés en priorité les abords des écoles, les routes fréquentées par les transports en commun et les routes d’accès au village.
mardi 24 août 2010
De la rigueur, mais pas d’austérité
Dans le vocabulaire politique et économique du moment, deux mots tendent à être confondus alors qu'ils ne sont en aucun cas synonymes. Ces mots sont ceux de « rigueur » et d' « austérité ». Dans le langage communément employé par nombre de journalistes, ils désignent la politique économique que la droite européenne, à la recherche d'une harmonie avec les marchés financiers, tente d'imposer progressivement dans les Etats membres de l'Union européenne. Cette politique, déjà mise en oeuvre par le nouveau gouvernement britannique qui, pour rappel, est de droite conservatrice, se caractérise par des coupes sombres dans les dépenses des services publics et par une obsession compulsive pour le contrôle de l'inflation. Or, les termes de rigueur et d'austérité ne doivent pas être confondus. La notion de rigueur renvoie à une gestion responsable des finances publiques, consciente de la valeur de chaque euro et soucieuse de transformer l'impôt acquitté par le citoyen en un investissement durable pour la communauté. Autrement dit, un parti de gauche peut parfaitement se réclamer de ce principe pour définir ses orientations, particulièrement lorsque un contexte difficile interdit toute dépense hasardeuse. Par contre, la notion d'austérité renvoie à une toute autre philosophie. Elle exprime en fait la vieille idée, typiquement chrétienne, du "pari de Pascal", formulé au XVIIe siècle, selon laquelle une vie de privations et de renoncements garantirait l'accès à un paradis. Transposée dans le domaine de l'économie politique après un détour par le champ lexical des régimes alimentaires, elle prétend que la consommation de pain sec et d'eau garantit le retour à la santé. Or, un tel remède peut également tuer le patient.
En Belgique, le choix d'une gestion responsable et rigoureuse des finances publiques a été incarné, au cours des années 1990, par le gouvernement Dehaene-Di Rupo. Grâce à la mise en oeuvre de ce qui fut appelé alors un "Plan global", le volume de la dette publique descendit en-deçà de la barre des 100%. Les contraintes du redressement des finances nationales, dont la gravité de l'état menaçait la participation belge à l'Union monétaire européenne, ne permirent guère de nouveaux investissements publics mais la qualité des prestations sociales ne fut pas mise en question. En outre, les socialistes remportèrent des succès dans la poursuite des objectifs d'une amélioration de la qualité de vie des citoyens et de l'émancipation juridique des individus : les régimes actuel de réduction du temps de travail sont, notamment, un héritage de cette période. Enfin, cette politique de gestion rigoureuse des finances publiques permit à l'Etat belge, lors de l'éclatement de la bulle spéculative mondiale en 2008, de contribuer, à l'instar de puissances telles que l’Angleterre ou l’Allemagne, au sauvetage du système bancaire privé et, de la sorte, protéger l'épargne des ménages ainsi que de nombreux emplois. En Wallonie, le Plan Marshall représente une autre illustration du choix d'une politique « rigoureuse » et de la compatibilité de celle-ci avec la préservation d'une générosité sociale.
Une démonstration de l'inutilité économique et de la dangerosité sociale de l'austérité est par contre apporté par l'exemple récent de l'Irlande. Dans ce pays dont le « miracle » du « décollage » fut célébré il y a une quinzaine d'années, le gouvernement a choisi de répondre à la crise ouverte en 2008 en anticipant les mesures qui sont aujourd'hui préconisées par les néo-libéraux européens, soit une augmentation de la taxation et une réduction des dépenses publiques, incluant une diminution des salaires des fonctionnaires au premier rang desquels les personnels enseignant et soignant. Selon une récente analyse publiée par le New York Times, l'effet de cette politique ne s'est pas fait attendre : l'économie a plongé de 7%, la récession s'est installée et le chômage comme le déficit budgétaire ont augmenté. Les réformes, à la poursuite du mirage d'une relance massive par la stimulation des exportations, ont vraisemblablement enclenché une spirale du déclin. Par ailleurs, malgré ce choix de se comporter en bon élève de la classe néo-libérale, l'Irlande n'a pas été récompensée le moins du monde par les marchés financiers qui ne lui octroient pas des conditions d'emprunt sensiblement plus favorables que celles imposées aux Etats jugés laxistes. Ingrats les marchés financiers ? Non, logiques avec eux-mêmes : une économie appauvrie est traitée comme un mauvais débiteur, quels que soient ses choix politiques. Malgré cet éclairant précédent, l’Allemagne et l'Angleterre viennent d'emboîter le pas à l'Irlande.
La Belgique a-t-elle pour autant les moyens d'échapper à une cure d'austérité de type irlandais ? Pourra-t-on à nouveau, grâce à une présence des socialistes au gouvernement fédéral, rééditer l'expérience des années 1990 de la pratique d'une politique rigoureuse et éviter à nouveau un bain de sang social ? Notre pays souffre certainement de deux handicaps. Le premier est celui du volume de la dette actuelle, creusée par l'effort consenti par la collectivité dans le cadre du sauvetage des banques. Il expose le pays au risque d'une auto-alimentation de la dette, c'est-à-dire de devoir emprunter pour payer les intérêts et non plus pour rembourser le capital. Le second est celui de sa petite taille qui l'expose, un peu plus que d'autres, à la contrainte internationale représentée par les marchés financiers et les organisations intergouvernementales telles que l'UE ou le Fonds Monétaire International. Ces handicaps sont importants mais ne sont pas neufs : les socialistes les ont déjà surmontés dans les années 1990. Par conséquent, il est légitime de rester optimistes. Tout d'abord, le dialogue actuel du PS avec le nationalisme flamand protège la Belgique d'un éclatement qui l'affaiblirait dans les circonstances économiques actuelles. Ensuite, les potentialités de l'imagination politique de la gauche ne doivent jamais être sous-estimées. Dans les années 1990, Elio Di Rupo pilota l'opération de « consolidation stratégique » de Belgacom. Le mot fut moqué à droite et à l'extrême-gauche qui y virent le paravent d'une politique de privatisation sur le mode anglo-saxon. Il n'en était rien : cette opération préserva en fait, à travers le sauvetage du vieil opérateur public qu'était la RTT, les usagers, et désormais clients, de la téléphonie de la loi de la jungle pure et simple. Quinze ans après, c'est maintenant tout le pays qui a besoin d'une « consolidation stratégique » et le président du PS se profile comme Premier Ministre.
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