mardi 28 décembre 2010

Un chèque énergie au rabais

En janvier 2009, le PS a obtenu du conseil communal le vote d’un chèque énergie, destiné à alléger la facture des Ecaussinnois.

Cette proposition attend depuis bientôt 2 ans sa mise en œuvre par la majorité.

Par contre, ces derniers jours, vous avez certainement reçu dans votre boîte aux lettres la proposition d’une « aide chauffage » signée conjointement par le Président du CPAS et la Bourgmestre.

Qu’a obtenu le PS pour les Ecaussinois au conseil communal en 2009 ?
Une prime de 105 € pour tous les ménages dont les revenus nets imposables ne dépassent pas 26 000 €.
Une prime de 52,5 € pour tous les ménages dont les revenus nets imposables sont compris entre 26 000 et 38 000 €.

Que propose la majorité fin décembre 2010 ?
Une aide, dont le montant n’est pas déterminé pour tous les ménages dont les revenus bruts imposables ne dépassent pas 15 365 €, ce montant de base devant être majoré de 2 845 € par personne à charge.

Que faut-il en penser ?
1) Une décision du conseil communal n’est pas respectée.
2) La majorité mène une politique énergétique au rabais.
3) Aucune suite n’est donnée non plus à la proposition déposée par le PS à l’automne.

Ecaussinnes a besoin d’une autre ambition !

lundi 8 novembre 2010

Alléger la facture énergétique des Ecaussinnois

Lors du conseil communal du mois de novembre, le PS a réclamé la mise en œuvre d’une politique énergétique permettant de réduire la facture des ménages et, en même temps, de respecter l’environnement.

Le PS a déposé trois propositions concrètes.

1. Le PS réclame du Collège l’octroi d’un chèque énergie aux ménages économiquement défavorisés. Il s’agit d’appuyer un dispositif mis en place par le Ministre Paul MAGNETTE. Il s’agit aussi de respecter le vote à l’unanimité par le conseil communal du mois de janvier 2009 d‘une proposition du PS. Depuis près de deux ans, la majorité ne tient pas compte de cette décision démocratique. A l’approche de l’hiver, il est encore possible de mettre en œuvre ce dispositif pour lequel des moyens ont été prévus au budget ! Le budget nécessaire à cette mesure a été estimé à 500 000 €, la moitié de la somme que la majorité voulait investir pour une nouvelle rénovation d’une potentielle salle du Conseil communal, la troisième du nom, en juin. Fort heureusement, ce nouveau projet inutile a été bloqué grâce à l’initiative du PS !

2. Le PS demande au Collège d’intensifier l’investissement de la commune dans l’équipement des services publics en dispositifs économes de chauffage et d’éclairage. Une priorité pour le PS est d’équiper en particulier les écoles afin que le confort des élèves ne subisse pas les conséquences de nouvelles envolées des tarifs. Les recettes budgétaires d’aujourd’hui doivent être intelligemment utilisées pour que l’impôt n’augmente pas demain.

3. Le PS invite le Collège à mettre à étudier les possibilités d’une intervention directe de la commune sur le marché énergétique local pour obtenir, pour les citoyens, les meilleurs tarifs. Le principe est simple : face à une société commerciale, 10 000 personnes sont plus fortes ensemble, représentées par un pouvoir communal, que 10 000 clients individuels. Les outils d‘une régulation existent, mais il faut les utiliser ou, en un mot, administrer. Le PS demande au Collège de présenter, avant la fin de l’année, un plan d’action pour 2011 et 2012.

mercredi 13 octobre 2010

La SNCB va-t-elle rester un service public ?

Le Conseil d’Administration de la SNCB prépare actuellement un nouveau plan de restructuration qui risque de mettre en péril la qualité de service public des chemins de fer. Les dispositions à l’étude ne sont effet guère réjouissantes pour les usagers, en particulier si ceux-ci comptent parmi les plus démunis et les personnes âgées.

Deux mesures ont retenu mon attention :

1. Tout d’abord, de nombreuses gares vont probablement fermer et, l’avenir nous le dira si celle d’Ecaussinnes figurera parmi les victimes. Fermer une gare permet sans doute de réaliser à court terme des économies mais a aussi trois conséquences :
● Premièrement, les services offerts aux usagers vont diminuer comme peau de chagrin. En effet, ce sont des dizaines de personnes qui ne pourront plus bénéficier des services rendus par les guichetiers. Or, ceux-ci ne se contentent pas de vendre des billets mais renseignent les voyageurs sur les horaires et les tarifs les plus avantageux. Le web, c’est pratique mais tout le monde ne dispose pas d’Internet pour consulter, en ligne, les services de la SNCB. Cette réforme va donc commencer par entretenir la fracture numérique en Belgique !
● Deuxièmement, bien que des licenciements ne soient pas encore annoncés, il est inévitable que la fermeture de gares signifie socialement au minimum le non remplacement des guichetiers actuels lorsque ceux-ci feront valoir leurs droits à la retraite.
● Enfin, on peut également s’attendre à une augmentation du prix à payer pour un billet. si on ne parvient pas à l’imprimer soi-même via Internet. L’expérience récente des nouvelles modalités de commercialisation des billets internationaux l’a montré et, en outre, l’on sait que les billets achetés au cours du voyage sont déjà majorés.

2. L’augmentation récente du prix de la Key Cards pourrait être annonciatrice des choix commerciaux de la SNCB et de la perte d’intérêt des gestionnaires de celle-ci pour la satisfaction de demandes sociales. La Key Card permettait des voyages de courtes distances à un prix attractif. et répondait notamment au besoin des personnes âgées qui profitaient du train pour aller faire leur marché dans une ville voisine ou encore à celui des demandeurs d’emploi qui devaient se rendre dans un ville proche. L’augmentation de son prix s touchera de plein fouet ces deux catégories sociales.

A travers ces mesures, la SNCB prouve qu’elle se détourne de ses missions de service public qui lui sont assignées. La faiblesse de son investissement dans le confort des navetteurs en est une autre preuve. Dans le meilleur des cas, nous sommes devenus des « clients » ; au pire, du bétail.

lundi 11 octobre 2010

La surdité politique de la majorité à Ecaussinnes

Au cours de la séance du conseil communal du 11 octobre, le PS a dénoncé à deux reprises la surdité politique du Collège et le développement d’un déficit démocratique à Ecaussinnes.

1. La majorité n’écoute pas le Conseil communal

Au mois de septembre 2010, le Parti Socialiste a déposé et fait voter, à l’unanimité, une demande de réfection en urgence d’une partie de la voirie communale. Cette délibération prévoyait que devaient être réparées en priorité les routes et les rues qui soit sont utilisées par les services du TEC, soit se situent aux abords d’une école, soit permettent l’accès au village.

Faisant fi de la délibération votée par le conseil, le Collège s’est borné à annoncer la réfection de quatre sites (Rue Maurice Canon, Rue de Castia, Rue Lefort, Place Cousin) dont les caractéristiques ne correspondent pas à la demande exprimée par les conseillers communaux, même si quelques travaux sont certainement là aussi nécessaires.

Le Parti Socialiste a maintenu sa demande initiale et invité le Collège à se conformer aux décisions du Conseil communal.

2. La majorité n’entend pas les citoyens

A Ecaussinnes, l’urbanisme fait débat. Actuellement, le dossier de la construction d’un immeuble à la rue du Daim a suscité la mobilisation d’un groupe de citoyens. Venus assister à la séance du mois de septembre, ils ont dû attendre plusieurs heures pour pouvoir s’exprimer.

Le PS ne dispose pas de toute l’information utile pour juger des contenus de ce dossier polémique dont la responsabilité de la gestion incombe au collège. Il a pris toutefois la position suivante. Premièrement, il est politiquement inadmissible qu’un Collège fasse fi de l’avis rendu par la commission consultative instituée en matière d’urbanisme par la Région wallonne et traite de façon cavalière des citoyens venus exprimer leurs doléances. Les comités de quartier constituent une expression respectable de la démocratie locale spontanée. Deuxièmement, il est incohérent de la part de la majorité actuelle de renoncer à réguler le développement immobilier à Ecaussinnes alors que plusieurs de ses membres ont fait campagne sur le thème de la conservation du caractère rural du village. 

Le PS a réclamé une modification du règlement d’intérieur du conseil communal prévoyant le droit des citoyens à être entendus en début de séance.

lundi 13 septembre 2010

Priorisation de la rénovation des voiries communales

Lors des conseils communaux, le PS dénonce fréquemment la mauvaise gestion des finances publiques par la majorité. En janvier 2010, nous avons critiqué le dépôt d’un budget annuel en déficit. En juin, nous avons obtenu l’annulation d’un projet qui aurait coûté près d’un million d’euros pour une nouvelle et inutile transformation de bâtiments administratifs.

Aujourd’hui le PS monte au créneau pour une autre raison : des travaux nécessaires à la sécurité des citoyens ne sont pas exécutés alors que les moyens financiers existent. L’état des rues et des routes du village est désastreux : nous sommes plus de 10 000 à les parcourir, des millions ont été votés pour les rénover et la commune n’effectue pas toutes les réparations nécessaires alors qu’un nouvel hiver approche.

On peut légitimement se poser des questions face à cette situation. L’état de la voirie du village résulte-t-il d’une usure, normale ou anormale, des matériaux ? De l’impact du passage des camions utilisés dans le cadre de la construction de nombreux immeubles ? Des conséquences de l’hiver dernier ? De l’incapacité de la majorité à s’entendre sur les dossiers que les échevins présentent ?

Le PS réclame non seulement des explications sur l’origine de la dégradation des routes communales, mais également un plan d’urgence pour garantir la sécurité des transports et le confort des déplacements.

Avant l’hiver, il est impératif que les principaux axes de circulation à Ecaussinnes soient remis en état afin d’éviter les accidents de roulage, mais également les dégâts qu’une chaussée dégradée peut causer à la suspension des véhicules des particuliers.

Lors du Conseil communal du mois de septembre, le PS a demandé que soient sécurisés en priorité les abords des écoles, les routes fréquentées par les transports en commun et les routes d’accès au village.